Picture Perfect circuit ravenstein 1

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Picture Perfect circuit ravenstein 6

PicturePerfect

Scénographie pour l’exposition Picture Perfect
Localisation : Bozar, Bruxelles
Commissaires : Christel Tsilibaris, Emma Dumartheray
Partenaires : Damien Safie, Kidnap your designer (Graphisme)
Surface : 1.126 m2
Montant des travaux : 40.000 € HTVA
Stade d’avancement : livré mars 2026
Photographie : Maxime Fauconnier & Bozar

Avec l’exposition Picture Perfect – Beauty through a Contemporary Lens, Bozar interroge la manière dont les images ont façonné les standards de beauté occidentaux, des années 1960 à nos jours : qui décide de ce qui est beau, et à quel prix ?

Pour L’Équipe, répondre à cette question dans l’espace même de Bozar impliquait de travailler le regard en premier instance. Dans une perspective où la beauté se comprend comme une construction située — plutôt que comme une évidence universelle — le premier geste a été de déplacer littéralement le regard au sein du musée : en désaxant le plan existant, un parcours alternatif est proposé, qui déroute l’expérience familière du visiteur.

Afin de matérialiser cette intention sans reproduire ni rivaliser avec l’architecture classée du bâtiment, le projet s’appuie sur un matériau ostentatoirement modeste : le MDF hydrofuge — généralement dissimulé, rarement valorisé pour ses qualités esthétiques. Installé dans les salles majestueuses du Palais des Beaux-Arts, ce déplacement renverse les hiérarchies : ce qui était conçu pour disparaître participe ici à redéfinir les conditions mêmes du regard sur la beauté.

Cinema Marivaux

Cinema Marie Christine

Cinema Scala

SIMONIS Schémas Facade

SIMONIS Facade avant nuit

SIMONIS Plan rez

SIMONIS Croquis Usage jardin

SIMONIS Croquis intérieur

SIMONIS axonométrie éclatée

SIMONIS Facade avant

Simonis Facade arrière

Simonis

Construction d’un équipement socio-culturel place Simonis
Localisation : place Simonis, Koekelberg
Maitre d’ouvrage : Commune de Koekelberg
Surface : ± 800 m2 + extérieurs
Montant des travaux : 2.100.000 € HTVA
Partenaires : Atelier Arne Deruyter, Yakafokon, SEA+Partners, ENERG-IR, Daidalos Peutz
Stade d’avancement : Concours

À Bruxelles, quelques anciens cinémas de quartier tels le Marivaux, le Mirano ou encore l’Albert Hall, marquent encore aujourd’hui le tissu urbain par la singularité de leurs façades. Ces vestiges architecturaux, majoritairement de style art déco, témoignent d’une effervescence du 7e art à Bruxelles qui a commencé au début du 20e siècle pour atteindre son apogée dans les années 1950. Des 120 cinémas que comptait la ville à cette époque, il n’en subsiste malheureusement qu’une poignée, reconvertis en hôtels, en magasins de vêtement ou en nightclubs. Ces cinémas représentent aujourd’hui une typologie architecturale spécifique, mêlant le populaire au monumental, née d’une époque où l’expérience culturelle se vivait dans des édifices au langage expressif, presque théâtral.
Notre proposition pour le centre socio-culturel place Simonis aspire à renouer avec cette tradition bruxelloise d’architecture dédiée à la culture en en réinterprétant les codes formels et symboliques. Le projet débute par une réflexion sur la façade à rue qui se saisit stratégiquement des caractéristiques de ces anciens cinémas. Ainsi la façade se développe sur une composition axiale et centrée ; elle affiche volontairement deux écritures, où des étages plus domestiques succèdent à un ordre colossal ; enfin, sa transparence fait qu’elle peut être activée, par un affichage ou par les évènements qu’elle accueille.
À l’intérieur, l’organisation spatiale, basée sur la présence de la circulation verticale au centre de la façade, repose sur la volonté de concilier deux qualités architecturales souvent perçues comme opposées. La composition d’abord, qui porte la charge symbolique et monumentale propre aux bâtiments publics, et la flexibilité ensuite, devenue aujourd’hui une condition essentielle pour inscrire l’architecture dans la durée.
Dans la profondeur de d’ilot se déploie un jardin caché, où le minéral cède progressivement la place au végétal. Les balcons, terrasses et escaliers qui le surplombent sont pensés comme autant d’occasions pour permettre le débordement des activités du centre et l’activation de cet espace extérieur.  

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Prix
2025 – Lauréates du prix Promising young architect, Brussel Architecture Prize, organisé par Urban.Brussels et A+

Expositions
2026 – Cities Connection Project, Barcelone
2026 – Exposition Soft Power : Faire la ville à Bruxelles, LUCA Luxembourg Center For Architecture
2025 – Exposition Brussels Based, D’Ieteren building, Bruxelles
2025 – Exposition Soft Power : Faire la ville à Bruxelles, S AM (Swiss Architecture Museum), Basel, lien vers SAM-Basel

Publications
2026 – Publication du projet Laeken dans l’Inventaire#5
2024 – Publication du projet BarBrasserie Kanal dans Soft Power book
2024 – Brussels Architecture Prize, Théâtre Océan Nord, projet repris dans small intervention
2024 – Publication « Inventaire #4 2020-2023 Vers une architecture régénérative »
2024 – Publication du projet Théâtre Océan Nord, Bauwelt n°115

Conférences
2026 – KANAL – Centre Pompidou. From cars to culture, LUCA luxembourg center for architecture, Luxembourg
2026 – Trans-faire Label BMA, Sint Lukas KU Leuven, Bruxelles
2025 – Architecture in Practice, CIVA, Bruxelles
2024 – Archiweek, Assemblée Matérielle, Circularium, Bruxelles

Photo cabine peinture de carrosserie Arts et Métiers Bruxelles bar brasserie centre pompidou kanal

Photo cabine peinture de carrosserie Arts et Métiers Bruxelles bar brasserie centre pompidou kanal

Trans-Faire

Bourse de recherche Label BMA
Localisation
: Bruxelles
Maitre d’ouvrage : BMA – Bouwmeester Maître Architecte
Stade d’avancement : En cours
Photographies : Maxime Fauconnier + L’Équipe


Ce projet de recherche propose d’investiguer les possibles transferts de savoir-faire entre l’artisanat de la carrosserie et l’architecture sur le territoire bruxellois. Il s’inscrit dans une démarche plus générale de (re)valorisation des pratiques artisanales locales, en interrogeant leurs devenirs, souhaitables ou fantasmés.
Cette recherche, qui prolonge une première expérience de terrain menée dans le cadre du projet de Bar-Brasserie pour Kanal Pompidou, veut d’une part contribuer à renouveler le regard porté sur l’artisanat de la carrosserie, et d’autre part mettre en lumière certaines affinités avec la discipline architecturale : travail de la tôle, usage de matériaux recyclés, proximités de récits esthétiques.
Sur un plan plus théorique, nous souhaitons également par ce biais ouvrir la réflexion sur le rôle que peut endosser le design au regard de certains artisanats, dont il peut réinvestir les techniques et outils. Enfin, notre recherche veut aborder la question de la légitimité de ces “délocalisations” de savoir-faire : Que signifie la réappropriation d’un geste technique par une autre discipline ? Un transfert de compétences induit-il nécessairement un transfuge esthétique ou culturel ?